Les films de science-fiction tirent leur nom d’un genre littéraire bien codifié mis à l’honneur par certains écrivains de renom tels que Isaac Asimov, Arthur C. Clarke, Ray Bradbury ou encore Philip K. Dick. Chacun a sa manière a su insuffler ses codes à un genre littéraire en perpétuel réinvention à l’instar du cinéma qui s’est approprié très tôt le genre. Revenons ensemble sur les caractéristiques propres au genre des films de science-fiction pour mieux comprendre l’engouement qu’il suscite auprès du public et de la critique !

C’est quoi la science-fiction au cinéma ?

Pour bien comprendre ce qu’est la science-fiction au cinéma, nous devons faire un parallèle avec la science-fiction littéraire et plus particulièrement sur l’étymologie même de l’expression science-fiction.

La science-fiction donc est un genre artistique qui consiste à narrer des histoires reposant ou incluant des éléments scientifique au cœur du récit. Ces récits peuvent prendre place dans un futur plus ou moins éloigné, dans des lieux plus ou moins éloigner de la Terre, voire dans des réalités alternatives à la nôtre. En raison de cette multiplicité des récits possibles, les auteurs et cinéastes s’essayant à la science-fiction peuvent faire du genre à peu près ce qu’ils veulent. De même, les personnes affectionnant le genre ont toutes et tous leurs raisons propres d’apprécier la science-fiction. Le genre se découpe même en plusieurs sous-genres parmi lesquels on peut citer :

  • L’Uchronie,
  • Le Cyberpunk,
  • Le Space Opera,
  • La Space Fantasy
  • Ou encore la Hard Science-Fiction.

Les films de science-fiction : un terrain de jeu pour les cinéastes expérimentaux !

L’une des caractéristiques majeures des films de science-fiction c’est la capacité du genre à concentrer l’innovation et l’expérimentation. En effet, rares sont les autres genres cinématographiques à laisser aussi libre cours à l’imagination des cinéastes, qu’ils soient réalisateurs, scénaristes ou décorateurs. Certains métiers sont d’ailleurs intimement liés aux films de science-fiction, c’est notamment le cas des sound designers et des responsables des effets visuels, des métiers mis en lumière par des sociétés tels que Weta Digital ou Industrial Light & Magic, des sociétés ayant travaillé sur Star Wars et sur Avatar.

La science-fiction, un genre historique au cinéma !

Mais il serait réducteur de ne parler que de gros blockbusters et d’effets spéciaux pour présenter les films de science-fiction. En effet, au-delà de ces œuvres grand-public, reste que les films de science-fiction existent depuis l’aube du cinéma. En effet, parmi les premiers films montrés en salle au début du XXe siècle, on compte le film Le voyage dans la Lune de Georges Méliès. Il est en effet le premier film de SF au monde et s’inspire lui-même de deux romans populaires de l’époque : De la Terre à la Lune de Jules Vernes et Les Premiers Hommes dans la Lune de H.G. Wells. Par la suite, d’autres films de SF muet verront le jour et notamment deux chefs-d’œuvre du cinéma allemand : La Femme sur la Lune et Métropolis de Fritz Lang.

Avec l’arrivée du cinéma parlant, les films de science-fiction ont un peu perdu de leur superbe, récupérés majoritairement par le cinéma de série B. Mais des auteurs ont commencé à se l’approprier pour proposer un cinéma d’innovation, sérieux voire élitiste, et c’est notamment le cas de Stanley Kubrick avec 2001, l’Odyssée de l’Espace. On peut même considérer que l’avènement du Space Opera avec Star Wars part lui aussi d’une vision d’auteur puisque à l’époque du premier film, Georges Lucas était seul maître à bord et revendiquait une grosse influence du cinéma japonais, et notamment celui de Akira Kurosawa.

Les films de science-fiction : un genre cinématographique qui rassemble !

Enfin, si nous ne devions retenir qu’une seule chose du cinéma de science-fiction, c’est qu’il rassemble beaucoup de public. Que ce soit les adolescents en mal d’actions et d’histoires épiques, les amateurs de SF en quête d’évasion, ou les cinéphiles plus pointu en quête d’une réflexion poussé ou d’un récit sous forme de parabole avec notre société.

Prenons l’exemple sur 5 films de science-fiction sortis ces 10 dernières années. Nous avons pu voir en salle :

  • Interstellar : un film de Christopher Nolan explorant des thématiques métaphysiques sous couvert d’une épopée spatiale aux confins de notre Univers. Un film de SF aux ères de blockbuster mais moins accessible que d’autres de par son scénario.
  • Les Gardiens de la Galaxie : un film de super-héros se déroulant dans l’espace où les personnages sont tous d’une espèce différente et tentent ensemble de sauver l’Univers d’une menace extraterrestre. Un film de SF très accessible et chapoté par l’écurie Marvel.
  • Mad Max Fury Road : un film post-apocalyptique dans lequel on retrouve le héros de la saga Mad Max aux prises avec une secte malfaisante pratiquant l’eugénisme et la rétention d’eau potable. Un film de SF unique en son genre faisant appel à une imagerie post-apocalyptique novatrice et à des effets visuels de grand spectacle : un véritable grand huit au cinéma.
  • Her : un film d’anticipation dans lequel un homme tombe amoureux d’une intelligence artificielle. Le film, plus auteur que grand public, aborde ouvertement la question de notre rapport à la technologie et son intégration dans tous les aspects les plus intimes de notre quotidien. On est loin d’une épopée spatiale ou de considération de hard science-fiction mais le film a le mérite de poser une question grave sur notre rapport à la technologie.
  • Seul sur Mars : un film de survie dans lequel un astronaute se retrouve abandonné, seul sur la planète rouge. Le film, au-delà de son postulat de départ pour le moins absurde, arrive à créer de l’attachement pour son personnage qui use de concepts scientifiques pour créer un environnement propice à sa survie dans ce milieu hostile.

Vous l’aurez compris, la caractéristique première des films de science-fiction, c’est leur caractère rassembleur. Ils arrivent à rassembler plusieurs typologies de cinéphiles : du novice amateur de grands spectacles jusqu’au cinéphile plus pointu en quête de message et de symbolique. Ce caractère pluriel s’explique par la diversité de sous-genres que compte la science-fiction au cinéma ou en littérature. Contrairement à d’autres genre tels que les films catastrophe, la science-fiction est moins codifiée est les cinéastes peuvent se permettre d’innover et racontent donc des histoires novatrices.

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